Sciences de la vie & la terre

MON HISTOIRE

 

bonjour à toutes et tous,

 

je me présente, Maryse que l'on prénome aussi Marie.

Mon métissage : des grands parents paternels antillais - un quart de sang noir. CARTERONNE.

Comment j'ai vécu ce métissage ? : née en 1959 dans une petite ville du nord de la France, j'étais la seule métissée à l'école. Dans les années 1960/1970, les mariages entre races et/ou cultures différentes étaient peu fréquents, voire rares. L'intégration, puisque nous pouvons en parler en ces termes, n'était pas simple mais je pense, pas plus complexe qu'aujourd'hui malgré les apparences. A l'école, je me sentais différente, autre, et l'on me faisait souvent ressentir que je l'étais. J'étais la cible de ricanements, de moqueries. Il fallait déjà que je sois forte. Cela est resté en moi et encore aujourd'hui, il m'arrive de penser que je suis différente. On dit souvent que les métissages font les plus beaux enfants. Cela fait des enfants forts et sensibles à la fois. Des enfants dont la sensibilité est extrême et qui peuvent parfois montrer leur double visage. 

Le couple que formaient mes parents était étrange pour cette époque. Mon père avait la peau assez sombre. Il avait autant de fierté que de noirceur de peau. Ma mère, rousse à la peau très blanche, était effacée, vivait dans l'ombre de cet homme assez tyranique. Je pense que la négritude avait fait de lui un être à fleur de peau. Il élevait ses enfants à la 'dure' comme on le disait, et ses enfants devaient être irréprochables, les plus beaux, les plus intelligents, les plus forts. Et moi, je n'étais ni irréprochable, ni la plus belle, ni la plus forte. Je n'étais pas cela, pas plus que mes frères et soeur.

Issue d'une famille de quatre enfants, je suis la seule qui ait reçu cet héritage visuellement. En effet, je suis la seule a avoir la peau mate.

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